Déménagement!!

Quand Nanie Lit

Le blog déménage vers une autre plate-forme!

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Delirium, livre 2 ▬ Lauren Oliver

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/!\ ATTENTION SPOILERS /!\

Ne lisez pas cette chronique si vous n’avez pas lu le premier tome de la saga !!!


Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant.

Aujourd’hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie.

Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ?

Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ?

Plongez dans l’inoubliable trilogie DELIRIUM.  

 

 

 

••• First impressions

Le dernier tome de la saga étant sur le point de sortir, j’ai eu envie de lire la suite des aventures de Lena.

Le livre 1 avait été une bonne lecture (ma chronique ICI), la fin du livre était assez palpitante…

Alors, qu’est devenue Lena? Comment s’est passé mon retour dans ce monde sans Amour?

 

••• Ce que j’en pense

▬   Dans ce second tome on retrouve Lena où nous l’avions laissée à la fin du premier livre: elle vient d’échapper aux Régulateurs, laissant derrière elle sa vie d’avant mais plus que tout celui qui lui a fait découvrir l’amour. Alex est mort, sa meilleure amie Hana va devenir une zombie, et que va devenir sa cousine Grace

Lena se retrouve seule dans la Nature. Mais elle est recueillie par des Invalides qui la soignent et lui apprennent à vivre dans cette Nature qu’elle craignait mais qui la faisait également rêver. Sans Alex à ses côtés, Lena a du mal à faire face. Mais la colonie et ses membres, arriveront à lui faire voir les choses autrement! Lena s’adapte et accepte sa nouvelle vie d’Invalide.

▬ Dans ce récit entre passé et présent, Lena nous raconte “L’avant” et ses mois difficiles où elle a du apprivoiser la Nature et les gens qui y habitent. Apprivoiser cette nouvelle façon de vivre, de s’exprimer en toute liberté: pouvoir poser une main sur l’épaule de quelqu’un, le serrer dans ses bras, sourire à un garçon, crier, rire, pleurer en toute liberté.

Puis il y a le “Maintenant” , la Lena plus forte, plus humaine que jamais, qui a intégré la résistance. S’infiltrant parmi les “zombies”, rejouant à l’ancienne Lena qui ne vivait que dans l’attente du Protocole qui la sauverait du Deliria.

C’est d’ailleurs le thème principale de cette suite: la Résistance! Nous découvrons un peu l’envers du décor et les actions des Invalides que Lena craignait tant dans le premier tome. Dans une nouvelle ville, avec une nouvelle organisation, où la population est beaucoup plus dense… Il est beaucoup plus difficile de garder le contrôle de la situation et certaines personnes commencent à douter du bien fondé du Protocole.

C’est là que Julian Fineman entre en scène: symbole fort de l’ASPASD, le fils du fondateur du mouvement est sur le point d’être opéré malgré certains risques. Pour cette association qui prône  une Amérique sans Delirium, la vie de Julian n’est rien comparé au message qu’il véhicule: un jeune homme allant jusqu’à risquer sa vie pour vivre à l’abri du Deliria. 

Lena a pour mission de surveiller Julian, mais au cours d’un meeting, les choses vont dégénérer et leurs vies vont être menacées à tous les deux…

▬ La Lena toute lisse et conditionnée va se montrer beaucoup plus forte et combattante qu’il n’y parait. Sa renaissance dans la Nature va nous permettre de découvrir une nouvelle facette de ce personnage. J’ai beaucoup aimé son évolution entre les 2 tomes mais aussi tout au long de ce second opus.

Nous faisons connaissance avec les membres de la  Colonie mais également avec cette population de New York et ses personnages influents comme Julian et surtout son père.

Julian est un jeune homme qui ressemble beaucoup à la Lena du premier tome. Avec son passé torturé et son avenir incertain. Il est très attendrissant et beaucoup moins naïf que la plupart des zombies ou futurs zombies. 

Mais comme dans le premier tome, je trouve un peu dommage que les personnages secondaires ne soient que survolés…

▬  Lauren Oliver est une auteure que je continuerais à lire. Encore une fois, elle sait amener les lecteurs dans ses histoires, les emporter bien loin de notre réalité sans pour autant que l’on doute de ce monde imaginaire. C’est beaucoup plus rythmé que le premier, très fluide et encore une fois, les 50 dernières pages sont stressantes!

▬ Les petits moins de ma lecture se trouvent dans le fait que certains personnages soient un peu trop survolés, et par quelques essoufflements, surtout lorsqu’il est question de la Nature.

Ce que j’ai aimé, au contraire, ce soit que les rôles soient inversés, que Lena ne soit plus une jeune fille en totale conditionnement avec les lois mais une Invalide qui expliquera les bienfaits de l’Amour et de la Nature. Elle reprend le rôle d’Alex dans le premier tome et c’est elle qui va devoir convaincre que le Delirium n’est qu’une supercherie. Et malgré une fin prévisible, le roman est construit de telle sorte qu’on a envie de lire la suite!

 

 

 

••• Conclusion

Une suite riche en rebondissements et un roman bien construit qui reste dans la continuité du premier tome. Ce fut une lecture très agréable et j’ai hâte de découvrir le dénouement de cette saga!!!

Je me demande si les gens se rapprochent toujours ainsi, en se guérissant de leurs blessures mutuelles, en pensant leurs plaies.

 

••• A savoir

Les adaptations cinés des romans jeunesse pleuvent depuis quelques mois. La faute au succès d’Hunger Games surement!

Enfin bref, après Sublimes Créatures et La Cité des Ténèbres, c’est au tour de Delirium d’être adapté sur petit écran cette fois-ci!

Affaire à suivre…

 

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Sortilège ▬ Alex Flinn

9782012016910

Je suis un monstre. Pourtant, autrefois, j’étais le type parfait : grand, beau, riche et… atrocement méchant. Je n’aimais que moi et c’est pour cela qu’un sort m’a été jeté. Je suis devenu une bête difforme, velue, monstrueuse. Il me reste deux ans pour être aimé d’une jeune fille, sinon…

Ceci n’est pas un conte de fées. Mon histoire prend place aujourd’hui, en plein cœur de New York. J’espère que quelqu’un va venir à mon secours.  

 

 

 

 

☆☆

 

 

 

••• First impressions

Il y a quelques mois j’ai vu le film tiré de ce roman et j’avais aimé mais sans plus… Un peu trop prévisible, un peu trop gentillet, un peu trop jeunesse peut-être!

On m’avait conseillé le livre qui était un peu plus sombre et voila comment ce bouquin a atterrit dans ma PAL.  

 

 

••• Ce que j’en pense

▬ Le roman commence par un tchat entre plusieurs personnes aux pseudonymes bien étranges, dont un qui s’appelle Monsterkid. Qui est-il? D’où vient-il? Quel est cet étrange forum de discussion où il est question de transformations et de sortilèges?

Monster va nous raconter son histoire où tout a commencer à cause d’une sorcière…

▬ Dans le premier chapitre, nous nous retrouvons dans un lycée, au moment de l’élection du roi et de la reine du bal de printemps. Alors que Kyle – le beau-gosse le plus populaire – entame son discours, Kendra hausse le ton et dénonce ce culte archaïque de l’apparence. Fier comme un coq, Kyle tente de s’y opposer alors que cette dernière le traite de monstre: il sourit devant le ridicule de la situation.

Je m’attendais à ce qu’elle fonde en larmes. Brutaliser les ringards, les faire pleurer, les brutaliser de nouveau était rigolo.

Kyle méprise les simples gens et s’amuse à les humilier mais cette fois-si il s’attaque à la mauvaise personne : une sorcière, elle le préviens qu’il va payer pour ce qu’il a fait…

Alors, prie pour trouver une jeune fille meilleure que toi et pour gagner son attachement par la seule force de ta bonté.

 

Kyle le beau gosse populaire du lycée qui loue l’apparence et traite les personnes moins jolies comme des moins que rien. Il est arrogant, égoïste, méchant… Une vraie tête à claque! Mais grâce au sortilège, il va s’améliorer et faire un gros travail sur lui. Une belle évolution pour ce personnage.

D’autres personnages peuplent le roman comme Lidy, l’étudiante discrète qui préfère la compagnie des livres à celle des autres gens. Ou encore la fameuse sorcière, Kendra, au style très gothique.

Mais moins d’une dizaines de personnages apparaissent au fil des pages. Un groupe assez restreins qui profite à l’atmosphère du roman.

▬  J’ai découvert Alex Flinn au travers de ce roman et son style est assez simple. C’est fluide, c’est très moderne et ça se lit très bien. Il n’y a pas de grandes phrases, de jolies tournures de phrases, mais ce qu’il écrit est très ancré dans la réalité et c’est rafraichissant.

▬ Il y a pas mal de clichés comme les beaux-stupides et les moches-intellos. Les discrets qui lisent comme si lire était destiner aux moins chanceux. C’est aussi terriblement prévisible mais retranscrire “La Belle et la Bête” dans notre époque est sympa à lire.

L’atmosphère très sombre et oppressante du début du livre fait place peu à peu à quelque chose de plus doux, plus frais et plus joyeux…

C’est la première fois que j’entend parler de fanfictions dans un bouquin, écrivant ce genre de texte, cela a rajouter un certain intérêt à ma lecture. L’univers électronique dont est prisonnier Kyle est très bien décrit, il est très facile de se reconnaitre dans certains passages.

 

••• Conclusion

L’histoire de la Belle et la Bête remise au gout du jour. Une réécriture bien sympathique de ce conte dans notre société moderne. Un bon moment de lecture!

Ceux qui sont incapables de discerner ce qui compte réellement dans l’existence ne seront jamais heureux. Je vous souhaite d’être heureux Monsieur Kyle.

Je consacrais pas mal de temps à regarder Linda lire. Qu’elle avale autant de bouquins en un été m’estomaquait. Il arrivait qu’elle rie tout en lisant et, un jour, elle a fondu en larmes. Pareilles réactions face à un ouvrage, ça me dépassait.

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La petite marchande de souvenirs ▬ François Lelord

9782709642835

Dans une Hanoï endormie, ancienne ville impériale, devenue un des derniers musées vivants du communisme, Julien, le nouveau jeune médecin de l’ambassade de France, découvre chaque jour davantage un peuple marqué par l’Histoire. Aux abords du lac de l’Épée, il croise souvent une jeune fille, Lumière d’Automne, qui tente de vendre des souvenirs aux touristes. Malgré tous les interdits qui les séparent, ils commencent une conversation…
Peu avant Noël, une mystérieuse épidémie se déclare dans le service du professeur Dang, qui a pris Julien en affection. Tandis que la ville lentement se referme, Julien part en expédition sur la piste des premiers malades, alors que Lumière d’Automne, bravant l’interdiction de vendre, finit par être arrêtée par la police.
Vivre un grand amour, rester en vie, ne jamais reculer, Julien n’est pas sûr d’y parvenir, mais il a appris à toujours choisir la voie difficile, qu’il pense être celle du bonheur.

 

★☆

 

 

••• First impressions

C’est lors d’une Masse Critique chez Babelio que j’ai découvert ce livre. Un livre mettant en scène un médecin, une mystérieuse jeune femme,  une épidémie, et se passant en Asie… Je ne pouvais qu’avoir envie de le lire! Et que dire de la couverture qui invitait au voyage.

J’ai été ravie d’être choisie pour lire ce roman que je me suis empressée de lire dès qu’il est arrivé dans ma boite aux lettres!

 

 

 

••• Ce que j’en pense

▬   1995- Hanoï. Il est français, jeune médecin et travaille pour l’ambassade de France. Elle est vietnamienne et tente de faire vivre sa famille en vendant des souvenirs,  risquant chaque jour de se faire arrêter par les autorités… Puis il y a cette religieuse, souffrant d’un mal indéfinissable. Virus? Epidémie? Des mots qui font froids dans le dos , qui font naitre une appréhension qui nous accompagne tout au long de ce roman. 

Nous suivons le quotidien de Julien, ce jeune médecin français qui devient l’un des acteurs principaux d’un drame où des vies sont en jeu. En parallèle, nous apprenons à connaitre cette jeune marchande de souvenirs qui travaille dans l’illégalité et risque sa liberté tout les jours afin de subvenir aux besoins de sa famille.

Quel est le lien entre ces deux personnages? Que va-t-il se passer entre eux? Je vous laisse le soin de le découvrir!

Julien et Lumière d’Automne sont les deux héros de ce roman. Nous suivons leur parcours -ensemble ou séparément -dans cet Hanoï bourré de traditions qui plombe un peu leur relation. L’atmosphère qui s’en dégage est assez pesante, aussi bien dans leurs échanges, que dans la ville où se situe le roman ou bien dans le contexte, avec cette épidémie qui menace la population.

La palette des personnages est très nuancée, très éclectique. Nous rencontrons par exemple une virologue anglaise, un surfeur australien ou bien un couple d’américains… Ils traversent le roman en laissant plus ou moins leur empreinte dans la vie de nos 2 héros… Mais il est assez difficile de s’attacher à eux, car bien moins “exploités” que nos 2 héros.     

 

▬  J’ai découvert François Lelord grâce à ce roman et j’ai trouvé son style agréable à lire malgré quelques phrases étrangement construites. Les chapitres sont courts, j’avais l’impression de voir défiler les scènes d’un film, ou bien de découvrir des photos.

 

▬ Bien que l’histoire soit très intéressante, j’ai été un peu déroutée par certaines tournures de phrases (était-ce du à ma fatigue ou bien aux coquilles qui parsèment cette édition?) qui rajoutait à la pesanteur de ma lecture.

Souffrant de passages assez lent, le rythme du récit saccadé m’a un peu gêné. Même dans les derniers chapitres où tout s’enchaine, j’ai trouvé cela trop rapide, limite bâclé. La fin du roman se déroule dans l’urgence: tout est trop rapide et cela intervient à un moment où l’histoire devenait vraiment passionnante! Dommage Triste   

 

▬ Malgré ces quelques bémols, j’ai bien aimé l’histoire et le suspense qui survient à des moments où l’on ne s’y attend pas.

J’ai bien aimé tout le contexte historique et politique dans lequel se déroule l’action. J’étais un peu perdue mais cela m’a donné envie d’en lire plus sur le sujet….

C’est un roman qui nous emmène au cœur de la population vietnamienne. C’est dépaysant, fascinant, on visite Hanoï et ses environs, on découvre les coutumes de l’époque, les codes… Et cette manie de garder le silence, de taire ses émotions. J’ai aimé certains passages où les non-dits devenait presque plus parlant que les dialogues. 

 

••• Conclusion

Un roman dépaysant où le destin des personnages est incertain. Une histoire limite angoissante mais aussi frustrante, prenant place dans un pays où les choses -importantes ou non- ne sont pas forcément dites…

 

Il avait envie de prolonger une forme d’ivresse, et la camaraderie en était une, pour échapper à l’inquiétude, à ses doutes sur l’épidémie, et aussi au souvenir de son rejet de la petite marchande de souvenirs.

 

 

Je remercie Babelio et les Editions JC Lattès de m’avoir fait voyager au cœur du Vietnam. J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de Julien & Lumière d’Automne.

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J’écris donc j’existe ▬ HK

HKbook

Ma nourriture, c’est les autres. En quelque sorte, je suis un vampire. Voleur d’âmes, emprunteur de destins plus exactement. Pas paparazzi, non ! « Gentleman-conteur », Arsène Lupin de l’écriture. Je m’approprie la vie d’autrui, un court instant. Et puis je repars, prenant soin de remettre à sa place chaque détail emprunté. J’écris comme je vis : passionné, têtu, obstiné, besogneux, enragé, amoureux, délirant, triste, amer, souriant, heureux, aveugle, criard, revanchard, survolté, angoissé, serein, calme… fou.
Tout comme cette fois où je me suis réveillé en nage à 3 heures du matin. Peut-on vraiment appeler ça le matin ? Morphée, cette nuit-là, avait fermé la porte à clé et ne voulait plus de moi dans son club « privé ». Je n’avais peut-être pas la tenue correcte exigée. Je pensais pourtant être un habitué. Dans ces cas-là, une seule chose à faire : Ecrire ! A 4 heures du matin donc, j’ai fini par prendre un stylo, mon cahier de brouillon et j’ai commencé à griffonner quelques idées pour un nouveau texte : « Le poète et le pirate ».

 

 

 

••• First impressions

C’est lors d’une Masse Critique chez Babelio que ce livre m’a sauté aux yeux. D’une part, à cause de la couverture, mais aussi grâce à son titre qui sonnait très bien à mes oreilles.

Voila pourquoi j’ai voulu découvrir ce roman et voila comment il est arrivé dans ma boite aux lettres un beau matin, envoyé par Riveneuve Editions.

 

••• Ce que j’en pense

▬  Tout commence par une histoire de Pirates! Un bateau échoué dans les profondeurs, un plongeon dans les abysses et cette voix qui s’adresse au narrateur et qui lui demande de remonter…

Mais pourquoi ne remonte-t-il pas? Il va manquer d’air, se noyer? A moins qu’il ne se noie déjà au beau milieu de ses jours, au beau milieu de ses nuits…

Et puis, comme je te connais, je t’imagine allumant ton ordinateur, à 4heures du matin, cherchant une nouvelle histoire à écrire. Ecrire, comme pour mieux tourner la page, l’écriture comme un refuge. Mais cette fois, rien n’y fera.

▬ Le narrateur est un écrivain, un artiste, qui nous raconte sa vie, ses nuits:  l’histoire d’un poète urbain qui ne rêve plus.

Un jeune écrivain trentenaire, vivant de sa plume dans un HLM à Roubaix. Ses nuits sont perturbées par ces visions étranges, son sommeil qui fait des montagnes russes et ces rêves qui n’en sont plus… Entre thérapies, insomnies et visions, un récit entre rêve et réalité… Ou la déprime s’insinue jusque dans les mots qu’il écrit, ses textes devient fades, sans saveurs…

Non, vraiment, je ne me reconnais plus. Il vaut mieux que j’m’arrête là. Je reviendrai plus tard, peut-être. Mais là, ça devient de l’escroquerie, du remplissage. J’ai horreur du remplissage! Les lignes doivent s’écrire d’elles-mêmes. Les mots doivent courir tous seuls.

Mais pourtant il a besoin d’écrire! Ecrire sur sa vie, sur les gens, sur ce monde invisible que tout le monde semble ignorer mais qui existe pourtant et qui mériterait un peu plus de considération.

▬ On rencontre pas mal de personnages lors de cette lecture, la plupart peuplant les rêves ou les hallucinations du narrateur, notre “héros” mais également ces gens rencontrer au hasard et qui inspire le poète urbain. Ce fameux saltimbanque – double de l’écrivain ?- est monsieur tout-le-monde ou presque. Et c’est ce qui est agréable dans cette lecture. 

▬  Kaddour Hadadi (HK), est un chanteur, un parolier, leader du groupe HK& les Saltimbanks. Un poète tout comme celui qu’il raconte dans son livre. Je ne connaissais ni l’auteur, ni le chanteur et j’ai fait 2 belles découvertes!

Ce roman est vraiment bien construit: l’auteur rebondit, la conclusion d’un chapitre amène le début d’un autre, un mot en appelle un second et tout se brodent et cela donne une belle toile. C’est comme une conversation, ça rebondit de sujet en sujet, c’est très agréable à lire. C’est très “moderne”…

Je n’arrive pas à trouver les mots justes pour en parler voilà pourquoi j’ai choisi d’ajouter plusieurs citations à cette chronique. En espérant que cela vous donnera envie de lire ce livre et de découvrir cet auteur!

▬ Certains passages sont vraiment très touchant comme cet hommage rendu à l’Abbé Pierre ou des textes comme Icare ou La fenêtre… Ce roman est bourré de références, de clins d’œil à la culture de ce poète urbain. Et j’ai trouvé ça vraiment excellent de mettre en  avant cette culture “que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre”, références  aux chansons d’Aznavour ou de Johnny… Encore une fois, des petits détails qui me touchent, m’interpellent, c’est aussi ma culture, j’ai grandi avec ces chansons et la plupart des détails culturels qui peuplent ce roman font aussi parti de mon histoire!

Un récit ancré dans notre réalité! Ancré dans ma génération et pour une fois, ça fait du bien ^^ Les références ciné, TV et musicales sont nombreuses et c’est le petit plus qui m’a fait sourire et m’a touché tout au long de ma lecture.

Je me suis reconnue dans bons nombres de chapitres, de textes et ça fait du bien de lire sur ces thèmes. L’insomniaque – qui adore rêvée- que je suis a parfois rigolé, parfois tremblé en lisant les déboires de ce poète en manque de sommeil!

“Télécharger”: un mot comme un rêve pour toute une génération no limit: tout, maintenant, ici et tout de suite! Cette génération qui déteste plus que tout les mots “attendre” ou encore “patienter”. Cette génération capricieuse, on peut le dire. Au fond j’ai dû me tromper d’époque, moi qui aime tant “marcher” plutôt que courir. Moi qui aime tant “flâner" sur le bitume”. Et pourtant, que j’aime me perdre dans les méandres d’Internet! T’as besoin d’infos pour écrire ton bouquin? Genre une citation sur le sommeil? Quinze secondes, et voilà. Thomas Edison: “Le sommeil, ça ne sert à rien.” Tu trouveras bien un moyen de le placer quelque part. Et aussi celle-là: Einstein: ‘”La plus belle chose à laquelle nous puissions être confrontés, c’est le mystère.” Aucun rapport avec le sommeil! Et oui, sur la toile, on peut très vite se perdre. Mais quelle belle citation! Et puis se perdre en arrivant chez Einstein, c’est beau.

 

••• Conclusion

J’ai passé un agréable moment de lecture en compagnie de ce saltimbanque qui nous parle de son inspiration, de son manque d’inspiration mais surtout de ce monde invisible….
Ce récit passe du réel à l’imaginaire, on s’y perd parfois mais cela n’a rien de déplaisant, bien au contraire: ce fut un joli moment de poésie!

Je suis certaine que dans les 150 pages que compte ce roman, un chapitre, un texte, un rêve, vous interpellera! Lisez-le et on en reparlera Clignement d'œil

La vérité, c’est que j’ai peur. Chaque soir, quand je sens arriver l’heure, j’ai peur. Peur de ne pas dormir, peur de ne pas y arriver. Et pourtant, pourquoi avoir peur, je sais très bien que la nuit prochaine sera semblable à la précédente,. Pourquoi cela changerait-il?

 

 

 

Je remercie Babelioet les RIVENEUVE EDITIONS pour cet agréable moment de lecture et pour m’avoir faire découvrir un auteur et sa poésie.

 

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Les Sœurs Andreas ▬ Eleanor Brown

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Trois sœurs, élevées au milieu des livres par un père excentrique, obsédé par Shakespeare au point de les avoir baptisées de prénoms d’héroïnes du célèbre dramaturge, rentrent au bercail pour s’occuper de leur mère malade. Mais qu’ont véritablement en commun l’aînée si timide et casanière, la séduisante et mystérieuse cadette, et la benjamine bohème ? Pourquoi Rose ne parvient-elle pas à abandonner sa ville natale pour rejoindre son fiancé qui a décroché un poste de professeur en Angleterre ? Pourquoi Bean a-t-elle quitté si précipitamment New York pour revenir s’installer à Barnwell, la petite ville universitaire qu’elle déteste tant ? Et pourquoi Cordy réapparaît-elle soudainement après avoir erré pendant des années, enchaînant petits boulots et aventures sans lendemain ? Au cours de ce long été qu’elles passeront toutes ensemble à Barnwell, les filles Andreas découvriront que leurs sœurs, leurs parents et leur petite ville natale pourraient leur offrir bien plus qu’elles ne croient…

 

 

 

 

••• First impressions

J’avais entendu parler de ce livre il y a quelques mois déjà, bien avant sa sortie en France… Je ne savais pas qu’il sortirait aussi tôt d’ailleurs ^^

C’est, une fois de plus, lors d’un Vendredi-Partenariat sur Livraddict que j’ai découvert cette couverture magnifique. Je me suis intéressée au résumé… et ça a fait tilt!

Il fallait absolument que je découvre les sœurs Andreas et leurs petits secrets…

Alors, alors… Qu’ai-je pensé de ce livre qualifié de Best Seller par le New York Times?

 

 

••• Ce que j’en pense

▬   Ce roman commence par un prologue où les Sœurs Andreas nous donne quelques indications sur le fonctionnement de leur famille. En commençant par l’habitude étrange de leur père à citer Shakespeare à tout bout de champ!

Une passion pour l’auteur anglais qui a déteint sur ses filles, déclamant elles aussi  des sonnets de Shakespeare de temps à autre…

Ce prologue nous met dans l’ambiance et pose les bases de l’intrigue: le retour des sœurs Andreas suite à l’annonce – ou non- de la maladie de leur mère.

Nous prétendîmes que nous revenions à la maison parce que notre mère était malade, parce que nous avions besoin d’une pause, d’une halte momentanée avant de repartir à la poursuite du Grand But suivant. 

▬ Nous faisons la connaissance des trois sœurs au travers d’un récit “à 3 voix où  les trois sœurs semblent prendre la parole à tour de rôle ou en même temps, comme si elles nous expliquaient leurs aventures au cours d’une conversation. Ce mode de narration, assez déstabilisant au début, nous permets d’être au cœur de l’action et de découvrir le point de vue de chacune.

Suite à la présentation des personnages et de leurs situations, l’action met un peu de temps à démarrer. Certains passages ont ralenti ma lecture alors que l’histoire en elle-même est très intéressante.

Après en avoir plus appris sur chacune des sœurs mais aussi des parents Andreas mais également de quelques habitants de la ville, tout s’enchaine plus rapidement et les pages se tournent d’autant plus facilement. Comment va se passer la cohabitation entre sœurs? Et surtout comment va se passer le retour chez les parents? Et comment va évoluer la maladie de leur mère?

Lisez ce livre et vous le saurez ^^

▬ Le récit en grande partie axé sur la famille Andreas ne laisse pas vraiment de place à d’autres personnes, surtout dans la première partie du livre. Mais certains personnages secondaires sont très intriguant comme le prêtre qui n’en n’a pas du tout l’air ou bien la bibliothécaire…

Les Sœurs Andreas sont toutes différentes, opposées les unes aux autres. Il y a Rose, la casanière accrochée à sa ville mais surtout à ses parents et qui gère la situation beaucoup (trop) d’entrain alors que son fiancé voudrait l’épouser et l’emmener voir d’autres horizons.  Bean qui vient de quitter son New York flamboyant, et sa vie de working-girl coquette, à regrets pour venir au chevet de sa mère malade… mais aussi pour échapper à quelques déconvenues. Et pour finir Cordy, la petite dernière chouchoutée par tous, très bohème qui vit sur les routes depuis des années sans penser au lendemain.

Rose vous dira que Cordy s’est toujours sortie impunément de tout parce que s’est la plus jeune, et que c’est totalement injuste.
Bean vous dira que Cordy a toujours été la préférée parce que c’est la plus jeune, et que c’est totalement injuste.
Cordy vous dira que les deux sont vrais.

Totalement différentes – en apparence – mais aussi complémentaires. Malgré les tentions qui existent entre elles, c’est une jolie fratrie qui est exposé dans ce livre.

Et n’oublions pas les parents! Qui font aussi le spectacle: entre une mère tête en l’air qui s’envole dans son monde et le père, fan de Shakespeare, qui a également son monde bien à lui. Ce couple à l’air excentrique, mais l’amour qui les unis est magnifique!

▬  Les Sœurs Andreas est le premier livre d’Eleanor Brown et je trouve qu’elle s’en est plutôt bien sortie, surtout au vue du sujet qu’elle traite.

Il serait très facile de tomber dans un récit larmoyant mais l’auteure à choisi d’abordé la maladie avec une certaine dose d’humour et de recul et j’ai trouvé ça très agréable. L’écriture est fluide, assez rythmé et je soupçonne l’auteure d’avoir alourdis son roman avec des descriptions pour illustré la faiblesse et la lassitude qui assaille Madame Andreas. En tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti!

▬ Malgré tout, j’ai trouvé le texte un peu trop long. Certaines descriptions n’étant pas très utile au récit au contraire, j’aurais aimé une fin un peu plus travaillé. Après avoir passé un été avec les sœurs Andreas, j’aurais bien voulu savoir plus en détails ce qu’elles devenaient. Les descriptions, dans ce cas, n’auraient pas été de trop.

Il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à la “narration en trio” et même si l’idée était bonne et donnait une autre dimension à cette lecture, j’aurais préféré une approche plus classique. Et pour terminer ce que j’ai moins aimé dans ce livre, ce sont toutes les allusions à Shakespeare, un peu trop à mon goût.

▬ Mais ce que j’ai aimé c’est aussi ces citations de Shakespeare. Aimant les citations, je trouve qu’ajouter quelques lignes d’une œuvre ajoute ce petit plus à la lecture et nous donne envie de découvrir ces œuvres citées. Oui, je sais c’est légèrement contradictoire ce que je viens d’écrire ^^

Ce qui m’a plut également c’est le côté accessible de ces sœurs et des personnages en particulier: Il est facile de se reconnaitre en Rose, Bean ou Cordy ou piocher quelques traits communs avec ses 3 héroïnes.  Les thèmes abordés sont également simples et peuvent parler à tout le monde, les protagonistes se retrouvent dans des situations auquel nous pourrions tous être confronté. Le récit est construit de tel manière qu’il est facile de s’identifier à ces personnages et à leur expérience.  . C’est un récit de vie et j’adhère totalement à ce genre de roman. J’aime beaucoup les romans parlant de fratrie et des relations entre frères et sœurs voila pourquoi ce fut un bon moment de lecture.

Mais l’un des points que j’ai le plus adoré dans ce roman, c’est leur relation aux livres… Je ne vous en dirais pas plus, car il faut le découvrir par soi-même, c’est assez particulier ^^

 

 

••• Conclusion

Je vous conseille de lire cette histoire familiale riche en secrets et en rebondissements. Je suis sure que vous vous reconnaitrez dans l’une des 3 sœurs ou pourquoi pas dans un peu de toutes ^^

Un joli roman sur une famille pas tout à fait comme les autres…  Si vous avez des frères et surtout des sœurs, ce livre devrait vous faire sourire ^^ Et si vous en avez pas et bien c’est le moment de faire la connaissance avec les Sœurs Andreas

 

Voici un petit extrait que j’avais noté car il m’avait intrigué et me donnait envie d’en savoir plus… Après avoir terminé ma lecture, je trouve qu’il est remplit de sous entendus:

Bean ne croyait pas le moins du monde à quoi que ce soit de même vaguement paranormal. Pourtant, depuis à peu près  une semaine, elle était la proie d’un mauvais pressentiment très curieux. Elle se réveillait le matin le ventre noué, comme si elle avait avalé une chose malfaisante qui grandissait en elle de jour en jour, et ce poids ne la quittait plus.

 

 

Je remercie Livraddict et les EDITIONS MARABOUT pour m’avoir permis de découvrir ces “Weird Sisters” et leur histoire.

 

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Ce billet entre dans le cadre du challenge 50 états, 50 billets.

OHIO

Barnwell, ville natale des sœurs Andreas se situe dans l’Ohio.

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Rose ▬ Tatiana de Rosnay

rose

Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d’Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d’expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu’au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l’empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

 

☆☆

 

 

••• First impressions

Je n’entendais parler que de bien de ce roman. J’avais très envie de le lire, d’autant plus qu’il s’agissait d’un roman épistolaire.

J’ai profité d’un Book Club sur Livraddict pour me le procurer et participer pour la première fois à ce rendez-vous littéraire…

 

 

••• Ce que j’en pense

▬   L’histoire se passe à la fin du 19ème siècle, dans un Paris en pleine mutation où les travaux d’Haussman défigurent la ville avant de la reconstruire…

Dans un des quartiers encore intacte,  Rose Bazelet écrit à son défunt mari, lui apprenant que leur maison sera rasée au profit d’un immense boulevard, le Boulevard Saint-Germain.

Depuis quinze ans, je vous supporte. J’ai supporté vos travaux, votre avidité, votre entêtement! J’ai supporté la poussière, l’inconfort, les torrents de boue, les débris, les destructions et l’avènement d’un Paris clinquant et de mauvais gout qui incarne parfaitement la vulgarité de vos ambitions.  J’ai supporté la mutilation des jardins du Luxembourg. Aujourd’hui, j’en ai assez.

Ce roman épistolaire particulier nous fait voyager dans un Paris qui accueillait l’exposition universelle. On y rencontre des calèches, un empereur, des crinolines et tout ce qui faisait le charme de cet époque.

▬ Le fil conducteur du récit s’articule autour de 2 grands axes. Le premier étant la bataille de Rose pour garder sa maison. Un second fil, un peu plus fin, nous dirige vers un secret de famille bien gardé. Un secret que Rose aura caché à son mari toute sa vie.

Peu à peu on entrevoit le plan de Rose pour “sauver” sa maison et cela ne laisse rien présager de bon. Le grand secret de notre héroïne est, lui, dévoilé bien plus tard dans le roman. Et j’ai bien aimé que les 2 sujets soient abordés en parallèle. J’ai supposé plein de trucs, je m’imaginais plusieurs fins, plusieurs lourd secrets mais au final j’ai été abasourdie par l’histoire de Rose.

Surprise, émue, je ne qualifierais pas ce roman de coup de cœur car pas mal de choses a freiné ma lecture. Mais je garderais longtemps l’histoire de Rose en tête.

▬ Notre héroïne, Rose Bazelet, est un personnage vraiment à part. Cette vieille dame qui s’accroche à sa maison d’une telle force… Au début, je ne trouvais rien d’extraordinaire à cette femme. Elle nous racontait sa vie un peu banale.

J’étais bien plus admirative de son mari Armand ou bien de sa belle-mère… Mais au fil des pages, j’ai découvert Rose aux travers des lettres de ses amis, des jolis mots d’amour de son mari, mais aussi grâce à ce qu’elle déclare à Armand. Et plus les pages défilaient et plus je m’attachait à cette femme forte qui cache tellement de blessures.

On rencontre plusieurs personnages vraiment intriguant, haut en couleur, ou détestable. Les voisins de Rose, ses domestiques, un vagabond ou bien Alexandrine, la fleuriste qui loue la boutique de Rose. Cette fleuriste est l’un des personnages qui m’a le plus touché.

▬  J’avais l’intention de découvrir, ou plutôt de redécouvrir Tatiana de Rosnay avec “Elle s’appelait Sarah” mais c’est Rose qui a atterrit dans mes mains en premier. Et je dois dire que j’ai été touchée par l’histoire qu’elle nous raconte mais aussi par tout ce travail de recherche concernant ce Paris d’avant guerres.

Choisir le style épistolaire pour cette histoire était un choix magnifique. La correspondance de Rose avec son défunt mari est toute la force de ce roman.
Il n’aurait, pour moi, pas eu la même saveur et ne m’aurait pas touché, s’il avait été écrit d’une autre manière. Une narration simple aurait surement minimisé toute l’importance de ces lettres, toute la souffrance et l’amour qui s’en dégage mais aussi le côté déclaration, délivrance.

Rose parle à Armand au travers de ses lettres et cet "échange" n’aurait pas été possible autrement. C’est juste touchant et très intimiste aussi. Et cela rajoute à l’attente du secret que Rose garde précieusement et qu’elle révèle à Armand dans les derniers instants.

Au début, je dois admettre que certaines lettres, m’ont un peu perturbée. Sans indication de temps ni repère, je ne savais pas trop comment me situer par rapport à l’histoire. Quand la première "lettre-souvenir" arrive avec une date. Je n’ai pas du tout essayer de chercher la logique, de suivre une chronologie et de la placer dans le temps. Ces souvenirs arrivent naturellement, sans liens précis. Elle pioche dans ses souvenirs alors qu’elle est au beau milieu d’une "conversation" avec son époux.

▬ Mais malgré cette correspondance émouvante et intimiste, j’ai trouvé que le roman était parfois longuet. Certains passages, un peu trop descriptif, m’ont légèrement assommé. J’ai également eu du mal avec toutes ces promenades au travers des rues de Paris.

Je ne connais pas très bien Paris, j’ai du y aller 2, 3 fois dans ma vie et cela remonte à au moins 10 ans ^^ Et mis à part les grands monuments et fameuses places de la Capitale, je ne suis pas très calée. J’ai déjà du mal avec ma propre ville alors imaginer avec Paris ^^ Enfin bref, c’est un des aspects du livre qui m’a le moins plu.

 

 

••• Conclusion

Bien que l’histoire soit bouleversante, je me suis parfois perdue dans les rues de Paris et dans certaines descriptions.

Si vous n’avez pas lu ce livre, je vous le conseille mais n’abandonner pas ce livre au bout de 50 pages, car malgré un style épistolaire particulier, l’histoire devient de plus en plus passionnante, émouvante.

 

Voici un extrait qui se trouve à la page 62 et qui pourrait vous mettre l’eau à la bouche:

Mais je n’ai, hélas, pas que des souvenirs heureux et sereins de cette maison. Certains sont simplement trop pénibles à évoquer maintenant. Oui je manque encore de courage, Armand. Il ne me revient que peu à peu, soyez patient.

 

 

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Sauve-moi ▬ Guillaume Musso

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Rien ne prédisposait Juliette et Sam à se rencontrer. Encore moins à tomber amoureux. Leur rencontre est explosive et magique. L’espace d’un week-end à New-York, ils vivent le coup de foudre et la passion. Mais voila, chacun a menti à l’autre. Sam en se prétendant marié, Juliette en racontant qu’elle était avocate. Juliette doit repartir pour Paris, et Sam l’accompagne à l’aéroport. C’est l’instant décisif où leur destin peut basculer, mais ni Sam, ni Juliette n’osent prononcer les mots qu’il faut. Une demi-heure plus tard, la nouvelle tombe: l’avion de Juliette a explosé en plein ciel. Sam sombre dans le désespoir.

Mais il ignore que leur histoire est loin d’être terminée…

 

 

 

☆☆

 

 

••• First impressions

Ce livre est dans ma PAL depuis bien avant que je ne sache ce que voulait dire le sigle PAL ^^ Ca doit faire au moins 6 ans qu’il se couvre de  poussière… Mais cette année j’avais pris la décision de découvrir de nouveaux auteurs, dont Musso.

Oui, je sais, je n’ai jamais lu de Guillaume Musso! Mais bon, mieux vaut tard que jamais ^^ Surtout que “La fille de papier” a rejoint ma PAL il y a peu.

Ai-je été envoutée par ce livre comme ma Louloute adorée?

 

 

••• Ce que j’en pense

▬   Un oiseau tombe du ciel et va tranquillement se poser sur la grille du parc, situé dans le quartier de Juliette. Cette jeune française vit ses derniers jours en Amérique, après avoir troqué son rêve de devenir actrice, contre un boulot de serveuse…

Le chapitre suivant nous emmène un peu plus au Sud où un homme, Sam, se recueille sur la tombe de sa femme avant de prendre son service à l’hôpital. L’homme est médecin, pédiatre pour être plus précis, et il côtoie la mort de près mais aussi la vie!

Rien ne destinaient ces deux personnages à se rencontrer, mais une faute d’inattention, l’histoire de quelques secondes et la – dangereuse – rencontre se fait et marque le début d’une romance passionnée qui ne devrait pas durer.

Pendant un moment, ils écoutent sans parler le phrasé lascif de la chanteuse dont la voix joue avec les notes, tantôt mutine tantôt plus rauque. Ses chansons parlent d’amour naissant et des traces laissées par la désillusion, le chagrin et le deuil…

 

▬ On pourrait croire, au début du livre que l’on va suivre Juliette et Sam, mais finalement c’est le pédiatre qui est au cœur du récit. Et j’ai trouvé ça un peu dommage car les premiers chapitres nous faisait miroiter une toute autre narration.  

Il n’y a pas vraiment de fil conducteur à ce récit, où alors plusieurs filaments qui se rejoignent à la fin. C’est un des points que j’ai apprécié dans cette lecture: l’auteur sème des personnages et des intrigues aux travers des pages et tout fini par s’imbriquer et s’expliquer et … lisez-le et vous comprendrez!

Ses filaments parlent d’amour, de deuil, de regrets, du passé, de relation parents-enfants… Il y a une part de surnaturel dans ce récit qui semble si “naturel” qu’on est pas du tout rebuté lorsque cela arrive.

Sam lui raconta alors les évènements étranges qui avaient affectés sa vie ces derniers jours. Il évoqua d’abord sa rencontre providentielle avec Juliette, cette sensation nouvelle de bien-être et de plénitude qui l’avait envahi, lui donnat l’espoir de retrouver l’amour et de fonder une famille. Ses craintes et ses maladresses aussi qui l’avaient empêché de la retenir et qui avait précipité ce micmac judiciaire après le crash aérien. Après quelques appréhension, Sam fit ensuite le récit de son incroyable passe d’armes avec cette femme flic qui affirmait être un émissaire, tombé du ciel pour y effectuer une macabre mission.

▬ Comme dit un peu plus haut, le personnage centrale de l’histoire reste Sam , jeune pédiatre d’une trentaine d’années qui n’arrive pas à faire le d’deuil de son épouse et qui se plonge dans le boulot pour oublier.

C’est un homme tourmenté qui n’a aucune envie de s’attacher aux gens et qui cache un très lourd passé.

L’autre personnage, sans qui l’histoire n’aurait aucun sens, c’est Juliette. C’est une rêveuse à fleur de peau qui est venue à New York pour fouler les planches de Broadway. Mais après 3 ans de galère, la jeune française est bien décidée à rentrer en France…

Un autre personnage débarque dans le roman, il s’agit de Grace, une femme flic qui va aider-menacer-protéger-manipuler Sam tout au long du bouquin.

Puis il y a quelques personnages secondaires, comme Mark, l’officier de police alcoolique, ou Jodie, la jeune orpheline droguée, ou l’inconnu du bar où travaille Juliette… Certains ne feront que passer et d’autres finiront par être très important au fil du récit.

▬  Partie à la découverte de Guillaume Musso, j’ai trouvé son écriture assez fluide. J’ai apprécié faire une petite visite de New York aux travers de ses descriptions.

Malheureusement j’ai trouvé le rythme très saccadé, il n’a pas réussi à me passionner avec cette histoire. J’ai rencontrer quelques essoufflements dans le récit, me faisant décroché de l’histoire.

Malgré tout, le travail sur les personnages et surtout sur leurs liens est vraiment très bien fait et surtout très bien servit au fil des pages. On découvre pas à pas, le pourquoi du comment et cela fut la bouée de sauvetage qui m’a empêcher de me noyer au travers de ce roman.  

▬ Un petit plus au récit: les citations en début de chapitre. Lié à ce qui va se passé de manière explicite ou non, j’ai trouvé que ce petit “avant-gout”  bien sympa! Sachant que j’aime les citations et que je garde mes préférées dans un carnet, je ne pouvait qu’apprécier ce petit détail!

 

 

 

••• Conclusion

Si vous chercher un livre qui parle d’amour, de moments délicieux au coin du feu et de bisous dans le cou… Ce n’est peut-être pas le roman qu’il vous faut! Certes il y a de jolis moments de tendresse mais cette histoire tend plus vers l’enquête policière…. Je trouve que c’est beaucoup plus sombre que nous présager le résumé.

Si vous l’avez lu, est-ce que vous avez été “déçu” par l’histoire, est-ce que c’est ce que vous vous attentiez à lire? Ou bien avez-vous été totalement emballé? 

Ni Sam ni Juliette ne croient donc au destin. Pourtant, dans quelques heures, l’un d’eux, dans des circonstances dramatiques, va être amené à changer d’avis. Peut-être qu’au fond rien n’est totalement fortuit. Peut-être que certains évènements doivent se produire coûte que coûte. Comme s’ils étaient déjà consignés dans une sorte de livre du destin.

 

 

Ce billet entre dans le cadre du challenge 50 états, 50 billets.

NEW YORK

L’histoire se déroule à Manhattan et Guillaume Musso nous fait visiter la ville. Une jolie ballade!

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Dieu, mes potes en ciel et moi ▬ Marie Eve Thobie

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Et si toutes ces rencontres n’étaient pas le fait du hasard ? Et si ma petite voix intérieure n’était pas que le fruit de mon imagination débordante ? »

Ces questions, je me les suis posées fort longtemps. Fille de la grande bourgeoisie parisienne, née sous une bonne Étoile, près de l’Arc de triomphe, élevée entre des parents catholiques et une grand-mère férue de spiritisme, très vite « l’invisible » s’est immiscé dans ma vie par l’écriture automatique. Par ailleurs, avec un prénom aussi prédestiné que le mien, Marie Eve, je me devais de sauver le monde. Alors j’ai foncé… Lors de ce long et turbulent voyage vers moi-même, Marie m’a protégée bien souvent, quant à Eve, elle en a profité pour n’en faire qu’à sa tête et faire de moi une femme libérée. Je les ai tous croisés ; Jésus, Marie, Mickey, Anne Franck et bien d’autres. Gandhi lui-même marchant sur les eaux du Lot m’est apparu. Je ne m’en suis pas étonnée, ma vie me semblant si simple. Anges et démons m’ont accompagnée bien souvent créant quelques courts-circuits inattendus dans ma tête. Aujourd’hui je communique avec le ciel aussi facilement qu’avec mes voisins. Mais je vous en supplie, amis, frères ou parents, cessez de penser que je suis folle à lier où que les drogues de mes vingt ans m’ont laissée quelque peu dérangée !

Si, si, je vous assure, mes potes en ciel me l’ont écrit : il y a une vie après la vie… et comme je suis curieuse, j’ai voulu continuer la conversation. Figurez-vous qu’ils m’ont répondu… et que depuis nous n’arrêtons pas de discuter…

 

☆☆☆

 

 

••• First impressions

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un mail des Agents Littéraires me proposant une liste de livres à découvrir… Un titre m’a interpelé, c’était Dieu, mes potes en ciel et moi.

Le jeu de mot m’a plu ainsi que le pitch qui l’accompagnait, je l’ai choisi et reçu il y a quasiment un mois.

J’ai eu énormément de mal à me mettre à cette lecture car ce roman est en fait une autobiographie et je ne suis pas du tout fan de ce genre de lecture!

Mais bon je m’étais engagé à donné mon avis sur ce livre, donc j’ai profiter du TTR pour le lire.

Je vous laisse découvrir mon avis…

 

 

••• Ce que j’en pense

▬   Le roman début par une présentation de l’auteure, qui sera le personnage central – logique-  de cette autobiographie. Elle nous parle de son prénom “mi-ange, mi-démon” qui décrit bien le caractère de cette femme indépendante.

Elle nous explique comment va se dérouler notre lecture, comparée à un carton de vieilles photos qu’elle va nous présenter sans ordre, sans préférence, juste des instants de vie pour raconter son histoire.

Etre medium n’est pas une religion. C’est un état de fait. Nous sommes en contact avec le monde de l’invisible..

Marie Eve Thobie est une médium, qui papote avec les morts. C’est une manière très simpliste de résumé ce livre, mais je trouve qu’il s’accorde parfaitement avec le ton donné. L’auteure nous fait partager son expérience d’écriture automatique et ses correspondances avec l’au-delà. C’est très troublant, et pour une personne comme moi qui est facilement impressionnable, ce sujet me mettait mal à l’aise, sachant qu’il était réel.

Ecriture automatique, fantômes, maison hantée, tableaux qui bougent, magnétiseurs, ont bercé mon enfance.

▬ Le fil conducteur de ce récit c’est l’envie d’écrire de l’auteure. De noter, partager son expérience, son ressenti. Un stylo et du papier toujours à porté de main, elle est constamment en train d’écrire. cette envie la réveillant au beau milieu de la nuit. Une envie de noircir des pages, dictée par cette petite voix intérieure. A qui appartient cette voix?

Ajouter à cela une enfance heureuse passée au côté d’une grand-mère passionnée de spiritisme, où des sujets comme les fantômes et les maisons hantés étaient abordés d’une manière très rigolote, sans la moindre crainte.

Et voila vous obtenez un récit hors du commun où Marie Eve Thobie nous raconte – sans  honte et sans crainte d’être jugée – qu’elle peut communiquer avec les morts.

▬  Cette autobiographie est le premier livre de Marie Eve Thobie et j’ai trouvé cela assez facile à lire. Certaines tournures de phrases et certains jeux de mots m’ont fait sourire.

Malgré tout, j’ai trouvé le récit décousu, l’auteure nous prévient au début de notre lecture  mais j’ai eu énormément de mal à suivre, surtout dans sa période “stone” ou je me suis parfois perdue. Etait-ce l’effet recherché? Surement. Mais je n’ai pas du tout accroché à ce niveau-là, ne comprenant pas grand chose à ce qui se passait.

▬ Je ne pensais pas faire un paragraphe sur les “personnages” de ce roman, mais finalement il y a quelques “vraies” personnes qui titille la curiosité comme Louis et son havre de paix, Marcel le magnétiseur, Edith la guérisseuse, Inès la clairvoyante, etc… Marie Eve Thobie en a rencontrer des gens dans sa vie et certains sont très intriguant.

Je ne suis pas le bon public pour ce genre d’histoire. Déjà que j’aime moyennement les biographies, alors si en plus je me retrouve plongée dans un univers où esprits, petites voix et fantômes hantent les pages que je lis, ça ne le fait pas du tout.

J’ai été limite traumatisé dans mon enfance par toutes ses histoires flippantes que j’entendais… Une vieille tante qui conjurait le feu, ma marraine qui habitait dans une maison hantée, la fameuse dame blanche qui me terrorisait dès que l’on prenait la route de nuit et j’en passe.

Je suis une trouillarde et j’ai une imagination débordante, étant en plus somnambule et très productive niveaux rêves, je vous raconte pas ce qu’un livre pareil peut avoir comme conséquence. Heureusement j’ai lu ce bouquin en plein jour et longtemps avant de dormir.

▬ Mais bon malgré le thème abordé, le fait que ce soit une autobiographie et le style très fouillis du récit…. Je retiendrais quelques passages sympa.

Elle ne parle pas de Dieu à proprement parlé mais d’une Force Energétique Universelle. Voila pourquoi je n’ai pas abandonné cette lecture.

J’ai été très émue lorsque que Marie Eve Thobie  nous fait partager  les lettres adressées à son père.

J’ai aussi était attiré par son interprétation du hasard.  Le hasard n’existe pas, tout est écrit ou du moins prévu. Etant attentive aux signes – mais ne sachant pas vraiment les interprétés – certaines phrases ont particulièrement retenues mon attention.

D’ailleurs en parlant de signes: L’auteure nous parle des Amérindiens, des Lakotas et de leur philosophie de vie… Je ne pensais pas rencontrer des Sioux au détour de ce roman et pourtant, ils étaient bien là et tout un chapitre leurs était consacré. Je pense que c’est ce chapitre qui m’a reboostée pour terminer cette lecture. C’est le chapitre que j’ai aimé dans ce livre. Etant une grande fan de ces peuples amérindiens, aimant écrire sur ce sujets, étant fasciné par leur histoire et leurs coutumes… Il était normale que ce chapitre capte mon attention alors que le sujet du livre en elle-même ne me bottait pas plus que ça.

 

 

••• Conclusion

Loin d’être la lectrice adéquate pour ce genre de livre, je n’en garderais pas un grand souvenirs, mis à part peut-être ce fameux chapitre sur les amérindiens.

Mais peut-être que vous serez plus à même d’apprécier cette lecture. Si les médecines parallèles, l’au-delà et tout ce qui touche à la vie après la vie, vous passionne, et bien foncé et lisez le témoignage de  Marie Eve Thobie.

Voila le passage qui pourrait résumé l’origine de ce livre:

Au milieu de celles-ci, se mit en place très doucement un phénomène qu’à l’époque je n’imaginais même pas, pensant que toutes ces petites histoires provenaient de ma fertile imagination. Puisant mon inspiration dans tout ce qui m’entourait, mes histoires étaient parfois incompréhensibles pour mon entourage. Lorsque le premier texte obtenu par écriture automatique fit son apparition dans ma vie, on le jugea comme les autres, fruit de mon imagination, moi-même étant à l’époque trop jeune pour en analyser vraiment contenu et provenance 

 

 

Je remercie Les Agents Littéraires et les Editions Baudelaire pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

 

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Legend ▬ Marie Lu

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June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l’élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l’armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l’arrêter. Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n’ont aucune raison de se rencontrer… jusqu’au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer… Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

 

 

 

 

 

••• First impressions

Une dystopie, encore une! Cela faisait un moment que je n’avais pas replongé dans ce genre littéraire et pour cause: comment retrouver une texte aussi passionnant que la trilogie d’Hunger Games.

Oui je sais, c’est un peu réducteur, mais ce roman m’a marqué ^^ Je n’y peux rien!

Lorsque Livraddict et sa team de folie nous a organisé un petit partenariat cet été, j’ai tout de suite jeté mon dévolu sur LEGEND! Il me fallait lire ce bouquin dont le pitch était vraiment très tentant.

Une héroïne “soldate” faisant partie de l’élite. Un jeune criminel issue des quartiers pauvres. Un crime, une traque… Ca donne pas envie de découvrir la suite?

Selon Barbara Bessat-Lelarge, éditrice de Castelmore, Legend est LE roman à ne pas manquer en 2012

Est-il si extraordinaire que ça?

Pour le savoir vous n’avez qu’à lire ce qui suit. 

 

 

••• Ce que j’en pense

▬   Plongé dans une Amérique post-apocalyptique scindée entre la république et ses colonies, nous découvrons ce monde meurtri au travers des voix de June & Day, les deux héros de cette histoire.

Elle fait partie de l’armée, il est le criminel le plus recherché du pays. Tour à tour nous découvrons une glorieuse république américaine qui se rapproche beaucoup d’une dictature militaire et de l’autre  une cité des anges appauvrie qui lutte contre la faim et la maladie.

La population est étudiée, cataloguée, surveillée par une armée zélée qui use et abuse de la violence afin d’y faire planer un sentiment de menace constant. De quoi dissuader de futures rébellions.  Un Examen décide du sort des enfant qui, à l’annonce des résultats, rejoignent l’élite ou se retrouve dans les coins les plus misérables de la ville.  Mais comme toujours, une minorité s’insurge et les résistants sont beaucoup plus nombreux que l’on croit…

Hier encore les exploits de Day me fascinaient. Aujourd’hui, il est devenu mon ennemi attitré, ma cible, l’objectif de ma première mission.

▬ L’intrigue principale de cette histoire est le meurtre du frère de June et la traque de son meurtrier. Mais au fil des pages d’autres petites intrigues viennent se greffer au récit et entrainant pas mal de questions qui sont plus ou moins exploitées au travers de ce premier tome. 

A la soif de vengeance de June et sa réussite à capturer l’assassin, s’ajoute d’autres questions: Que s’est-il passé pour que les USA se scindent en deux? Pourquoi l’environnement as-il été dévasté? Que sont réellement ces épidémies qui déciment la population?

L’atmosphère est sombre, morne, stressante et cela ne fait qu’empirer tout au long du livre. Une escalade de la violence qui donne à l’histoire cette sensation très oppressante.

June & Day, nos narrateurs, sont les personnages principaux de l’histoire. Au travers de leurs yeux nous découvrons deux adolescents issus de deux monde très différents qui se ressemblent beaucoup au final.

June, totalement militarisée jusque dans son phrasé strict et carré, ne laisse passer aucun détails. Son esprit n’est jamais au repos, elle analyse tout. Formatée, de par son éducation militaire, la jeune femme n’en est pas moins rebelle. Intelligente et sportive, elle pourrait être le soldat idéal si elle respectaient les ordres!

Day est, lui aussi, constamment à l’affut mais c’est son statut de hors-la-loi qui lui dicte sa conduite. Tout comme la jeune femme il a un grand sens de l’anticipation et de l’analyse, mais il peut se montrer très impulsif lorsque la vie des siens est en danger.

La grande différence entre eux, c’est la famille justement: orpheline, June vient de perdre son frère. Day fait tout pour subvenir aux besoins de sa mère et ses frères, mais rien n’est simple, surtout quand on a toute l’armée à ses trousses.

Malheureusement j’ai parfois eu du mal à cerner leurs caractères. Les personnages ne sont pas assez approfondit pour que l’on puisse vraiment s’y attacher, malgré une esquisse très attractive de June ,  de Day et des personnages secondaires comme Tess, ma petite chouchoute!

L’évolution des personnages est parfois trop rapide pour que l’on puisse vraiment les comprendre. Je sais, je cherche parfois la petite bête, mais bon j’aime savoir comment les personnages pensent & ressentent les choses.

▬  Marie Lu signe, avec Legend, son premier roman et je dois dire que c’est très réussi!

Malgré quelques petits bémol dans la construction de ses personnages, j’ai trouvé l’univers qu’elle a construit vraiment très intriguant. Sur fond de politique, de guerre et de déchainements des éléments, l’environnement dans lequel évolue les personnages est futuriste et très attrayant. Entre armes high-tech et objets insolites, ces petits détails sont d’autant plus divertissants qu’ils nous évitent de tomber dans un récit trop lourd, de part le contexte du roman.

Ecrit simplement, le texte est assez descriptif mais ne pèse pas sur la lecture. Et ce, grâce à des phrases courtes qui donne du rythme au récit. Mais les pointes de vitesses n’interviennent pas forcément au bon moment.

▬ Certains passages sont un peu gros, digne des films à la Bruce Willis (version Die Hard ^^)  où le gars ressort d’une explosion avec quelques égratignures ou escalade un building les doigts dans le nez alors qu’il pisse le sang!  Vous voyez le genre ^^ Ces passages manquaient  de rythme, enfin à mon goût, ce qui ne desservait pas l’histoire. 

Plus d’action, comme dans les 30 dernières pages du bouquin, m’auraient totalement emportées et je n’aurais pas réfléchit une seconde à la crédibilité ou non des personnages et de ce côté Too Much!

Autre chose m’a un peu chiffonnée dans ma lecture, ce sont les personnages que je n’ai pas trouvé assez décrit. J’aurais bien aimé en savoir plus sur leur ressentis, leur façon de gérer les choses. Le côté émotionnel, relationnel, leur humanité n’est pas assez exploitée à mon avis. L’interaction entre les personnages est parfois trop rapide, peu exploitées. J’espère que le second tome s’attardera un peu plus là-dessus.

▬ Mais comme je disais, les dernières pages sont vraiment palpitantes et j’ai hâte de lire la suite…

J’ai également aimé l’univers dans lequel on se retrouve. Totalement déboussolé au début du livre, on découvre petit à petit les particularité de cette nouvelle Amérique. Certaines questions restent cependant en suspends d’où le fait de vouloir lire la suite!

Pour finir, je dirais que malgré le côté un peu déjà-vu de ce genre de roman, j’ai trouvé malgré tout quelques éléments vraiment très intéressants. Certaines petites choses ont déjà été utilisés dans d’autres romans du même genre, mais  ils sont abordés un peu différemment et cela atténue cet aspect de déjà-vu.

On peut aussi l’interpréter comme un p’tit clin d’œil de l’auteur à ses sources d’inspiration. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais par certains détails j’ai cru me retrouver par moment dans un épisode de Fringe ou bien dans les pages de Delirium

 

 

••• Conclusion

Je suis mitigée sur le fait que LEGEND soit LE roman à ne pas manquer de 2012, mais je le conseille tout de même pour les amateurs du genre.

Un récit légèrement too much par moment, des personnages un peu trop survolés, mais une intrigue vraiment sympa et un univers que l’on a envie de découvrir et surtout de comprendre.

Les derniers passages du livre sont très addictives, voila pourquoi j’attends la suite!

Et vous, cela vous donne envie de le lire? Ou bien l’avez-vous déjà lu?

J’écumerai les rues de tout le pays s’il le faut. Je finirai bien par te piéger. Je mentirai, je tricherai et je volerai pour remonter à toi. Je t’attirerai hors de ton repaire et je te pourchasserai jusqu’à ce que tu n’aies nulle part où aller. Je te fais une promesse solennelle: ta vie m’appartient.

 

 

 

 

 

Je remercie Livraddict et les Editions CASTELMORE pour m’avoir permis de découvrir cette belle histoire. 
Je voulais également m’excuser auprès de la Team de Livraddict pour mon manque d’organisation & de motivation qui m’a fait rendre cette chronique en retard Triste
 

 

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Ce billet entre dans le cadre du challenge 50 états, 50 billets.

CALIFORNIE

Legend se déroule dans une Amérique Post-Apocalyptique et plus précisément à Los Angeles, en Californie.

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